Article Autohypnose Facile

L’autohypnose, comment vous y prendre ?

L’hypnose est un « état de conscience modifiée » que l’on appelle plus communément une transe.

La pratique de l’hypnose remonte à la plus haute Antiquité (on la retrouve dans des tablettes sumériennes datant de plus de 4000 ans avant notre ère). Les chamanes l’ont pratiquée de tout temps à travers le monde.

Le Docteur allemand Franz Anton Mesmer (déjà lui 😉 la diffuse au XVIIIe siècle sous le vocable de magnétisme animal.

Le professeur Charcot de l’hôpital de la Salpêtrière à Paris ainsi que le professeur Bernheim à Nancy sont les grands précurseurs du développement de l’hypnose en Europe, rejoints plus tard par Sigmund Freud.

Milton Erickson, célèbre psychiatre américain, donnera l’hypnose la popularité que l’on lui connaît aujourd’hui.

Si l’hypnose de spectacle peut être tout aussi surprenante qu’amusante, l’hypnose thérapeutique, pratiquée par un expert, peut être d’une redoutable efficacité.

 

Comprendre l’hypnose

Il nous est tous arrivé de sursauter suite à l’aboiement d’un chien, un bruit soudain ou un rebondissement dans un film. Le phénomène qui nous a perturbé en quelques dixièmes de seconde (accélération du rythme cardiaque, suée, paralysie temporaire…) : c’est la peur !

Le message, que nous avons perçu par un de plusieurs de nos sens, arrive dans un premier temps dans l’amygdale (région du cerveau où se situent les émotions ainsi qu’un « répertoire » des dangers potentiels). La peur est instinctive, archaïque et inconsciente. Son objet est de nous protéger.

Ensuite le message va cheminer jusqu’à notre cortex préfrontal (siège de l’analyse) qui possède une « bibliothèque des dangers » beaucoup plus élaborée. La situation est scrutée, analysée et finalement évaluée comme n’étant pas dangereuse… nous symptômes vont disparaître.

Dans certains cas, les symptômes perdurent et génèrent de la souffrance. Probablement parce que dans notre « bibliothèque » a été enregistré un élément particulièrement traumatisant qui remonte en surface lors de l’exposition.

La réalité objective n’existe pas, elle dépend de la représentation de chacun c’est-à-dire des filtres que nos expériences et nos émotions ressenties ont créé. Si l’on veut changer sa représentation du monde, on doit agir sur sa « bibliothèque » d’émotions ou de souvenirs que nous avons emmagasinés dans notre inconscient. C’est l’objectif de l’hypnose et de l’autohypnose.

En d’autres termes l’hypnose et l’autohypnose ont pour effet de court-circuiter l’inconscient (et donc notre facteur critique) pour atteindre des strates inconscientes de notre psyché.

 

Faut-il craindre l’hypnose ?

Il ne faut pas craindre l’hypnose ; en réalité, nous vivons des états de transe de nombreuses fois dans la journée.

Prenons quelques exemples : imaginez un voyage en TGV Vous contemplez le paysage. Il défile de plus en plus vite jusqu’à ce que vous ne puissiez plus ou ne désiriez plus identifier des points précis, vous perdez petit à petit la notion du temps. Pour certains, contempler le feu ou les vagues de l’océan aura le même impact. Ou encore combien de fois nous est-il arrivé de marcher vers un but précis, perdu dans nos pensées, d’entrer dans le magasin et d’avoir complètement oublié le trajet parcouru. Comme de lire, puis à la fin d’un paragraphe, d’une page ou d’un chapitre, se rendre compte que nous n’avons aucune espèce de conscience de ce que l’on a bien pu lire… notre esprit vagabondait ailleurs.

Voilà des exemples de mini transes ou état hypnotique quotidiens. Nous sommes ni totalement réveillés, ni totalement endormis.

C’est un état très agréable avec notre conscience en roue libre. C’est le moment idéal pour pouvoir envoyer des messages à notre inconscient.

 

L’hypnose en pratique

Voici quelques clés pour votre essai :

  • Nous sommes plus ou moins réceptifs à l’hypnose (niveau de suggestibilité).
  • Notre inconscient ne fera jamais quelque chose qui aille contre ses valeurs profondes.
  • L’hypnose et l’autohypnose sont sans danger.
  • Il est plus agréable de pratiquer l’autohypnose dans un endroit calme et confortable.
  • Vous pouvez le faire dans votre lit au risque simplement de vous endormir.
  • Assurez-vous de ne pas être dérangé.
  • Veillez à aller aux toilettes avant.
  • Une autohypnose peut durer de quelques minutes à une heure environ : il arrive que nous perdions la réalité du temps…si vous avez un rendez-vous à ne pas manquer, mettez une    alarme discrète.

 

L’hypnose pour améliorer votre quotidien

Il n’y a rien de « magique » dans l’hypnose. Ne croyez pas les charlatans qui vous vendent des solutions miracles. L’hypnose et  l’autohypnose ne se substituent pas à la volonté et à la motivation.  Elles permettent néanmoins de pouvoir améliorer considérablement notre quotidien.

Pour cela, je vous invite à :

  • Vous interroger sur ce que voulez-vous changer ? Trouver votre objectif et définissez-le aussi précisément que possible.
  • Mesurez le but que vous désirez atteindre.
  • Y croire : faire un « acte de foi ».
  • Persévérez dans la pratique (intensité et fréquence).
  • Prendre rendez-vous avec vous-même de façon régulière pour un moment d’apaisement et de plaisir.

 

Votre première autohypnose.

  • Définissez un lieu de sécurité, votre « refuge » (imaginaire ou réel) vous vous sentez bien (plaisir, confort, émotions positives, douceur, bien-être…)
  • Fermez les yeux, respirez profondément par le nez en retenant votre souffle 2 ou 3 secondes, sans gêne
  • Téléportez- vous » dans votre refuge
  • Goûtez à votre sérénité
  • Laissez votre esprit vagabonder

 

Voilà, vous avez fait vos premiers pas vers l’autohypnose.

Dans un prochain article, nous vous apprendrons les différentes façons d’entrer en transe.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

ce42da41f22a0866a3d4061f72fe4555DDD