Préserver Ses Ressources émotionnelles

7 erreurs à éviter pour préserver ses ressources émotionnelles.

Pourquoi préserver ses ressources émotionnelles ?

Les personnes qui possèdent une intelligence émotionnelle élevée jouissent d’une plus grande prospérité dans la vie, que ce soit dans leur environnement intime, social ou professionnel.  Elles éprouvent plus de bonheur dans leurs relations et généralement elles ont pu donner un sens à leur travail.  Elles sont plus motivées et excellent souvent dans leurs missions.  Par ailleurs, ces personnes sont moins sujettes à  des problèmes de santé (mentale), comme le burnout, la dépression ou l’anxiété.

Bonne nouvelle : l’intelligence émotionnelle est une compétence qui s’apprend et se développe. !

Mais développer ses ressources émotionnelles sans en éviter les fuites et errements n’est guère profitable.

Aussi, voici 7 erreurs à éviter absolument pour préserver vos ressources émotionnelles.

  1. Ne pas confondre empathie et compassion

L’empathie est un des piliers de l’intelligence émotionnelle.  Mais il y a une énorme différence entre l’empathie (la compréhension des sentiments et des émotions d’un individu) et la compassion (la perception et le ressenti de la souffrance de l’autre) surtout si elle nous amène  au point de se sentir dans l’obligation d’y remédier.  Ce n’est pas toujours évident, particulièrement avec les personnes que l’on aime.   Mais apporter un peu de joie ou de bonheur à une personne dans la difficulté est bien plus constructif que de souffrir avec elle.

De manière générale, nous devrions éviter d’être contaminé par les émotions désagréables de notre entourage.  Elles ne devraient pas influencer, ou pire dominer, notre bien-être.  Par exemple, ce n’est pas parce qu’une personne est dans la colère que nous devons vivre dans la peur de sa réaction. 

Parfois s’approprier la détresse d’autrui est une fuite, une distraction de ses propres problèmes. C’est ce que Jacques Salomé appelle les « soi-niants » (« soignants »).

L’intelligence émotionnelle nous invite à écouter attentivement, fournir des conseils bienveillants et constructifs, offrir de l’aide si nécessaire, dans le respect de soi. Mais certainement pas à laisser les problèmes d’autrui  et leurs réactions gouverner notre vie.

« L’empathie c’est tendre la main à celui qui est dans le trou.
 Ce n’est pas sauter dedans pour l’aider à remonter » Agnès Ledig

 

  1. Ne pas savoir dire « non »

Comme l’empathie, la maîtrise de soi est une des caractéristiques d’une personne émotionnellement solide.

A titre personnel, nous sommes souvent soumis à des tentations de récompenses ou plaisirs immédiats qui pourtant ne participent pas réellement à notre bien-être.  Pour ceux, qui comme moi, aime le sucré, il peut être difficile de ne pas succomber devant un étalage de pâtisseries ou de ne pas manger toute la plaquette de chocolat sur la table.  Pourtant cela va à l’encontre de ma décision  de manger sainement ou de ne pas tomber dans la dépendance au sucre (qui rappelons-le est bien plus addictif que la cocaïne).  Mais la clé n’est-elle pas justement d’agir en pleine conscience : rester aligné à ses choix de vie et à ses valeurs tout en s’offrant un petit plaisir occasionnel ?

Par rapport à notre environnement, il en va de même : les sollicitations sont nombreuses.  Il est important de pouvoir placer des limites pour que notre « oui » soit un véritable engagement et non un réflexe ou un piège dans lequel on se sent obligé.  Un vrai « oui » ne devrait entraîner ni remord, ni regret.

Exercer son droit à dire non s’apprend.  La répétition renforce notre volonté.  Et celle-ci offre plus de liberté et d’attention à ce qui est vraiment important pour son bien-être. C’est une définition de l’assertivité.

Apprendre à ne pas toujours dire oui aux autres, ni à soi, c’est prendre soin de soi.  Alors, prenez bien soin de vous.

 

  1. Partager et distiller des commérages et ragots

« Parler avec les gens plutôt que de parler des gens »

Le ragot a pour but de diminuer l’isolement social réel ou perçu et d’accroître son influence dans un groupe en vue de répondre à un besoin d’appartenance.  Il est parfois la seule stratégie d’un individu qui désire trouver, créer ou maintenir sa place dans un groupe.

Pourtant l’intelligence émotionnelle, et plus particulièrement l’intelligence relationnelle, offre d’autres possibilités bien plus riches de nourrir ce besoin d’appartenance sociale qui participe à la satisfaction d’autres besoins comme la reconnaissance,  l’amour et l’affection ainsi qu’au renforcement de l’estime de soi.

Développer son empathie et sa communication, s’ouvrir à de nouvelles connaissances et partager son optimisme et sa bonne humeur sont bien plus porteurs pour renforcer ses liens sociaux et vivre plus heureux.

Les personnes  qui veulent mobiliser leurs ressources émotionnelles pour se réaliser évitent les ragots avec détermination.   Elles évitent les jugements, reconnaissent les mérites de chacun et acceptent les erreurs qu’ils perçoivent comme une opportunité d’amélioration.

La plus grande source de ragots à laquelle nous sommes souvent confrontés de manière inconsciente, ce sont les médias.  C’est pourquoi la plupart des grands leaders ne leur accordent qu’une partie infime de leur temps, voire pas du tout.

Et vous ?

 

  1. Gémir et se plaindre

La personne moyenne se plaint au moins une fois par minute au cours d’une conversation.

Selon Trevor Blake, auteur du livre à succès « Three Simple Steps », communiquer sur quelque chose de négatif est le moyen le plus aisé de construire un lien social. Etant donné que nous faisons tous l’expérience d’évènements désagréables et de situations non désirées dans notre vie, c’est un terrain d’entente lequel nous pouvons tous nous identifier.

Tous comme les commérages, la plainte permet donc de nourrir notre besoin de rapprochement social.

Pourtant gémir et se plaindre implique 3 choses :

  • renforcer l’attention sur ce qui nous gêne et la souffrance que cela engendre,
  • endosser le rôle d’une victime,
  • et surtout ne pas essayer d’envisager de solutions à nos problèmes.

Au contraire,  cela les alimente avec plus d’énergie et crée du stress, donc du cortisol, avec des conséquences néfastes importantes pour notre santé.

Le stress causé par le fait de se plaindre endommage les neurones dans l’hippocampe (utilisé le fonctionnement cognitif et la résolution de problèmes) et altère notre plasticité neuronale (capacité à créer de nouveaux neurones ou chemins neuronaux).

Il est tellement facile de se plaindre, d’essayer de trouver un coupable extérieur à tout ce qui ne va pas !  C’est pourtant le plus sûr moyen de ne pas se remettre en question, de répéter les mêmes erreurs et de revivre la même situation.  Accepter sa responsabilité, c’est reprendre du pouvoir sur le cours de notre vie.

Si nous n’exerçons aucun contrôle sur les évènements auxquels nous devons faire face parfois, nous restons maîtres de la façon dont nous y réagissons.  Les personnes ayant une intelligence émotionnelle élevée sont plus optimistes face à une situation désagréable et pensent immédiatement à l’aborder de manière constructive.

« Si un problème a une solution, alors il est inutile de s’inquiéter;
s’il n’en a pas, s’inquiéter n’y changera rien. » Proverbe tibétain.

En se posant des questions orientées solution, nous obtenons de meilleures réponses et de meilleurs résultats.

Afin de ne pas perdre son énergie à se plaindre, mieux vaut étudier les possibilités et les décisions à prendre en vue d’atteindre le but fixé.  Et d’agir, même en commençant par le plus petit pas. A ce sujet, la loi d’attraction veut que plus l’on attire ce sur quoi nous portons notre attention.  Réfléchir en termes positifs et solutions et agir en ce sens est le plus sûr moyen de vivre une nouvelle étape plus harmonieuse.

Par ailleurs, lorsque vous écoutez une autre personne se plaindre cela vous affecte de la même manière que si la lamentation venait de vous.

Pour préserver ses ressources émotionnelles, il est dès lors tout aussi important de choisir ses fréquentations que d’être plus optimiste et montrer le bon exemple.

 

  1. Négliger le pouvoir des mots

Outre le fait d’entretenir des pensées négatives à propos de soi ou d’une situation, nous avons parfois tendance à utiliser des mots lourds de sens.  Pourtant les mots que nous employons et la signification qui leur est accordée influenceront notre perception et par conséquence notre état émotionnel.

Pour changer notre perception, le choix des mots utilisés et même de la syntaxe est déterminant.

Des expressions telles que « je me tue au travail » et « je suis au bout du rouleau » peuvent être remplacées par « je travaille trop » et « j’ai atteint ma limite pour aujourd’hui ».

Nous pouvons également substituer  « je suis noyé » par « je suis très sollicité » et « je sens vidé » par « je manque d’énergie » ou mieux « je vais me ressourcer »

Pour préserver ses ressources émotionnelles, il est salutaire de transformer son expérience et les pensées qui en découlent en changeant le vocabulaire à utiliser.

Par ailleurs, il n’est pas utile d’accorder aux pensées négatives le pouvoir de nous contrôler.  Nous pouvons toujours les refuser ou les réduire au silence en modifiant notre focus ou notre point de vue.  D’autant plus que nous accordons naturellement plus d’importance au négatif qu’au positif.

Ainsi, selon la psychologue américaine Sonja Lyubomirsky, pour favoriser des relations harmonieuses, nous devrions émettre trois commentaires positifs pour une plainte. Ce ratio (de 3 pour 1) fait la différence entre la détresse et le bien-être.  Au niveau de votre dialogue intérieur, vous accordez-vous trois compliments pour une critique ?

Et pour entretenir des relations de couple épanouies, ce ratio serait de 5 pour 1.  Pensez-y avant de critiquer votre partenaire !

Prenez conscience de votre langage et mettez-le au service de votre bien-être.  Vous avez tout à y gagner 😉

 

  1. S’accrocher au passé.

Même si plonger dans ses souvenirs est l’une des meilleures façons de prendre contact avec soi, le véritable bonheur se nourrit de l’instant présent.

Honorer son passé : les gens que nous avons aimés, les échecs que nous avons surmontés, nos réussites, nos grandes découvertes, etc,  ne devrait jamais nous faire oublier l’importance de vivre ici et maintenant. Pourtant, la nostalgie, un deuil inachevé, les regrets, les blessures non soignées … sont autant de barrières qui nous en empêchent.

Parfois les croyances et schémas de pensée limitants,  les  habitudes malsaines, les travers de notre éducation sont autant de freins issus du passé que certains portent tel un fardeau par peur du changement ou peur du lendemain.

« Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était et aie confiance en ce qui sera » Buddha

En apprenant du passé, nous avons le pouvoir d’enrichir notre présent,  sans diminuer notre capacité à avancer et à exploiter trois des émotions profitables à notre bonheur :     l’auto-satisfaction, la gratitude et l’espoir.

 

  1. Attendre un sauveur pour être heureux.

Préserver ses ressources émotionnelles c’est accroître son autonomie dans tous les domaines de la vie. Dépendre d’autrui pour son contentement, ses moments de joie, se sentir aimé, se sentir reconnu, … c’est surtout le meilleur moyen de risquer déception et même désespoir.

Développer le triptyque de l’estime de soi : amour de soi, image de soi et confiance en soi est le meilleur garant du sentiment de bonheur et de sécurité.

Le bonheur est intérieur, il ne vient pas de l’extérieur.  Alors ne commettez pas l’erreur de le placer dans les mains d’autrui ou d’évènements extérieurs. Une relation ne vous aidera pas à mieux vivre et ne vous rendra pas plus épanoui si vous ne cherchez pas à atteindre le bonheur par vous-même. D’ailleurs, comme le rappelle le psychosociologue et écrivain Jacques Salomé, « Les relations basées sur le manque d’amour de soi sont vouées à l’échec. »

Et s’il est inopportun d’attendre d’autrui que celui-ci exerce (ou non) son pouvoir de vous rendre heureux, n’attendez pas non plus un évènement futur pour jouir de la vie et encore moins que les choses arrivent d’elles-mêmes.

En un sens, il est plutôt rassurant de choisir d’être maître de son destin.

Je laisserai le mot de conclusion à Gloria Steinem  :

« Beaucoup trop de gens cherchent la bonne personne au lieu d’essayer d’être la bonne personne »

Alors, choisissez d’être la bonne personne pour les autres mais aussi pour vous !

En conclusion

Lorsque vous vivez des moments émotionnellement peu satisfaisants, demandez-vous si vous n’êtes pas occupé à commettre une de ces 7 erreurs.  Si c’est le cas, rien ne vous oblige à la prolonger.  Plus vite vous en sortirez,  plus vous enrichirez votre vie en laissant la place à des émotions agréables et dynamisantes.

C’est ce que nous vous souhaitons de vivre et si vous éprouvez quelques difficultés, n’hésitez pas à nous contacter (ici), nous nous ferons un plaisir de vous aider.

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