Séance de coaching 12

Grâce à mon compte rendu de la semaine dernière, Jean-Yves a détecté des choses importantes à travailler lors de cette séance.

Il m’a tout d’abord expliqué qu’il ne faut pas attendre d’avoir un problème pour s’occuper de quelque chose, au contraire, pendant que c’est fluide, il faut se poser la question : qu’est-ce que je peux faire pour avancer un peu plus ?

On en revient à la logique d’anticipation qui est importante pour la réussite, et qui est la base du coaching finalement : avancer/évoluer sans arrêt.

« J’ai été éduquée pour être une gentille petite fille qui obéit aux ordres ».

Après cette petite mise au point, qui permet de prendre conscience qu’il ne faut pas stopper dans les moments ou tout va bien, nous avons travaillé sur la phrase :

« J’ai été éduquée pour être une gentille petite fille qui obéit aux ordres ».

Apprendre à dire « non »

Pour faire mon homework de la semaine dernière, j’ai dû écrire mon planning jour par jour pour voir où j’allais libérer du temps pour travailler sur mon projet professionnel, et j’ai constaté que je dis oui à beaucoup de choses qui ne me conviennent pas. Choses que je fais car je n’ose pas dire non.

Avec l’aide précieuse de Jean-Yves, j’ai pu prendre conscience que par mon éducation, dire oui, c’est être gentille et dire non, c’est être méchante, donc inconsciemment, je dis oui pratiquement tout le temps même si cela ne me satisfait pas, pour rester la gentille petite fille que j’ai dû apprendre à être dans mon enfance.

Je sais depuis toujours que j’ai du mal à dire non et que je fais passer très souvent les besoins des autres avant les miens. J’ai fait un travail sur ce point, mais il y a encore beaucoup de fois où je ne m’écoute pas pour ne pas me sentir coupable par la suite.

Ici, nous avons touché une couche plus profonde de l’oignon.

Mais qu’est-ce que la gentillesse ?

J’ai bien compris que ce comportement est une habitude instinctive et qu’il est complétement contre-productif pour moi aujourd’hui. Il a fallu redéfinir ce qu’est être gentil.

Blanc total, je n’ai pas su répondre à la question !

J’ai complètement été déstabilisée par cette question, pourtant si simple en apparence ! Je ne sais pas ce que cela veut dire être gentil, pour moi ça a toujours été de faire plaisir aux autres, de ne pas les décevoir, les laisser passer avant moi. Je ne me rendais pas compte qu’avec cette définition en tête, cela peut être très néfaste pour soi-même.

Jean-Yves m’a demandé pour la semaine prochaine de définir ce qu’est pour moi :

  • être gentille
  • être bienveillante
  • l’ouverture aux autres
  • s’affirmer
  • mettre ses limites et des limites à quoi ?

Et de réfléchir à ce que cela m’apporte d’être gentille ?

La gentillesse, une part de mon identité

J’avais toujours vu ce trait de caractère comme très positif et indispensable pour être quelqu’un de bien, me rendre compte que ma définition est complètement erronée m’a troublée. C’est une identité que je n’ai jamais remis en question et me rendre compte qu’elle n’est pas si bonne que cela pour ce que je veux accomplir (de la façon où moi je l’ai défini bien sûr !) m’a déstabilisé.

Je trouve le homework très difficile cette semaine. Je vais prendre le temps de réfléchir par moi-même pour répondre à toutes ces questions…

Petite, en disant oui tout le temps, je recherchais les sentiments de paix et de reconnaissance. Mon coach m’a demandé comment aujourd’hui je peux retrouver ces deux sentiments sans avoir besoin de dire oui aux autres tout le temps.

Ces questions qui paraissent élémentaires sont très importantes à comprendre et travailler, pour être au clair avec la nouvelle identité que je suis en train de construire et ne pas reproduire les mêmes schémas inconscients du passé qui me sabotent.

Le coaching a été puissant, je suis encore un peu secouée en écrivant, car j’ai pris conscience qu’une des plus fortes identités que je n’ai jamais remis en question, est celle que je dois « lâcher ».

J’ai décidé d’observer quand je dis oui aux autres, pourquoi je le fais ? Est-ce que je réponds à mes besoins ou c’est juste mon schéma inconscient qui parle pour moi ? J’avais déjà un petit peu avancé sur ce thème mais pas assez pour le changement de vie que je désire.

Je veux également revoir mon planning hebdomadaire et placer des plages horaires pour travailler sur moi, sur mon projet.

Voilà beaucoup de homework, de réajustement à faire, pas à pas …

Sonia

 

Confidence du coach : La gentillesse, trait de caractère positif ou négatif ?

Si l’on accepte de considérer que la gentillesse est « le caractère de quelqu’un qui est d’une complaisance attentive et aimable » et que l’on l’associe à la bonté, elle semble à priori positive.  Pourtant, pendant ses recherches, Sonia a demandé à son entourage comment ils percevaient la gentillesse et beaucoup y voient une faiblesse.  Comme bien souvent, tout réside dans l’équilibre !  Prenons n’importe quelle qualité et ajoutez-y l’adverbe « trop » et vous vous rendrez vite compte que la perception change instantanément. Une personne trop généreuse ou trop attentive aux autres aura tendance à s’oublier.  Une personne qui se considère comme trop intelligente va probablement trouver les autres ennuyeux ou se sentir « à part ».

Par ailleurs, il faut constater que l’affirmation de soi semble trop souvent opposée à la gentillesse.  Rien n’empêche de faire preuve de gentillesse et de savoir dire non ou poser ses limites quand c’est nécessaire. La gentillesse vous poussera probablement de pratiquer l’assertivité au lieu du rapport de force ou de la manipulation.  Et c’est très bien ainsi.

Et vous comment voyez-vous la gentillesse ?

On en reparle bientôt.

Jean-Yves

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