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Besoin De Plaisir…

Besoin de plaisir…

Quel que soit le plaisir, du plus anodin au plus coquin, du plus exquis au plus commun, du plus précieux au plus simple, une grande partie de nos décisions est tournée vers sa recherche et sa satisfaction.

L’origine étymologique du mot «travail» vient du latin «tripalium», un instrument de torture utilisé par les romains pour punir les esclaves rebelles. Un peu plus tard, on retrouve ce mot utilisé comme désignant un outil pour ferrer les chevaux rétifs. Au XIIe siècle, le mot «travail» prend la signification d’un tourment psychologique ou d’une souffrance physique.

Il doit en demeurer des traces…

En effet, dans le monde du travail, la notion de «plaisir» est encore trop souvent absente, négligée, notamment en raison de toute une série de croyances limitantes dont nous avons parfois du mal à nous débarrasser comme par exemple :

«À grande souffrance, grande récompense»

«On est pas là pour s’amuser»

«Je n’ai pas le choix»

«Ne te plains pas, tu as déjà la chance de travailler»…

 

Le travail est considéré, trop souvent, soit comme une chance, quelles que soient ses conditions, soit comme une obligation, un passage obligé et contraignant, ou pire, une épreuve. Or la contrainte est souvent perçue comme une douleur qui est l’inverse du plaisir. Quoi qu’il en soit, l’apologie de l’effort, qui seul mérite récompense, ne fait que renforcer cette idée qu’il ne peut en plus procurer du plaisir.

C’est le paradigme des deux notions irréconciliables de la performance durable et constante et du bien-être. La performance impliquerait acharnement, sacrifices, renoncements, efforts et douleurs … Il faudrait alors renoncer au bien-être et au bonheur. Ce paradigme est faux.

Le plaisir est une émotion qui nous indique la satisfaction de nos besoins. De ce point de vue, en quoi le travail devrait-il s’y opposer ?

Partant de cette idée, inspirons-nous librement des besoins humains tels que développés par Anthony Robbins et examinons comment le travail pourrait nous permettre de les satisfaire :

Le confort et la sécurité

La grande majorité d’entre nous aimons avoir des points de repère, des lignes directrices auxquelles se référer. Se sentir à l’aise avec les tâches qui nous sont confiées, une stabilité dans notre environnement et notre entourage professionnel peuvent y répondre.

Nous avons également besoin de cohérence et de sécurité quant à notre avenir, ou du moins d’en avoir le sentiment. Celui-ci est bien souvent renforcé par la clarté, le fait de disposer d’autres options, et par un niveau de confiance en soi élevé.

Le travail peut également offrir un confort au niveau des conditions dans lequelles il se déroule mais devra également vous assurer un certain niveau de vie. Cette rémunération est la résultante des compétences acquises, de votre implication et de votre communication.

La variété

Si nous aimons une certaine stabilité qui nous donne le sentiment de sécurité, trop de routine crée l’ennui. Pour avoir du plaisir au travail, nous avons tous besoin de nouveauté, d’incertitude, de surprises, de défis.

C’est pourquoi, l’épanouissement au travail passe par l’élargissement de ses compétences et de ses habilités, par de nouveaux challenges qui nous obligent à sortir de notre zone de confort pour progresser.

Nous avons également besoin d’assez de variété pour pimenter dans notre vie et nous stimuler intellectuellement, émotionnellement et parfois physiquement.

Le rythme du changement tel que nous le vivons aujourd’hui nous offre un vaste choix de possibilités.

La reconnaissance

Peu importe notre rôle, nous aimons nous sentir unique et important. De nombreuses études sur le bien-être au travail indiquent à quel point la reconnaissance est un facteur de motivation primordial dans ce milieu.  Et là, si l’impact d’un bonus n’est pas négligeable, les petites attentions et les retours constructifs réguliers ont un effet bien plus durable.  Il en va de même pour les félicitations ou les remerciements sincères, ainsi que la mise en avant des efforts accomplis.

Mais la reconnaissance est une habitude quotidienne que chacun d’entre vous peut adopter en prenant le temps de reconnaître l’autre.  C’est-à-dire pouvoir le saluer par son nom ou son prénom quand vous le rencontrez.  Et n’oubliez pas le pouvoir d’un simple sourire. Puis, c’est manifester le plaisir de travailler avec cette équipe ou l’importance, à vos yeux de tel collègue.  Enfin, c’est prodiguer vos encouragements, vos conseils et/ou répondre positivement à une demande d’aide.

Il ne s’agit pas de devenir «un béni-oui-oui». Marquer sa différence, son opposition et la défense de ses valeurs constituent le socle de ce que nous sommes et font progresser les débats, augmenter la créativité et l’innovation. Il s’agit de le faire de façon assertive, c’est-à-dire affirmée dans le respect des autres. Combattez le cas échéant les idées, ne vous en prenez jamais au messager.

La reconnaissance s’exprime également par le respect du travail d’autrui, de ses compétences, de son rôle et de ses initiatives même si elles ne sont pas partagées.

N’oubliez pas que les émotions sont contagieuses, d’autant plus quand elles sont sincères et intenses. Plus vous apportez de la reconnaissance autour de vous, plus vous en obtiendrez en retour.

Au niveau personnel, la satisfaction de ce besoin peut passer par le développement de votre influence et/ou de votre pouvoir. La recherche de réalisation, de performance, de perfection, de discipline et de compétition sont d’autres moyens d’y répondre.

Savoir se faire respecter et accueillir les retours et évaluations comme source de progrès sont également utiles à ce niveau.

Toutefois, ne perdez pas de vue qu’un besoin trop élevé de reconnaissance peut aussi amener à l’orgueil, l’isolement et le rejet et ainsi nuire au prochain besoin que nous allons aborder.

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